Prison ferme pour un récidiviste de violences conjugales.
Lundi 12 février, le tribunal de Bordeaux a condamné un homme de 30 ans à 5 ans prison pour avoir commis des violences sur sa compagne, devant son enfant.
Assis dans le box des prévenus en tenue et basket noir, le prévenu monsieur X est accusé de violence sur sa conjointe et future mère de son enfant.
Les faits remontent au 1er février dernier, Mr X et Mme X vivent ensemble dans l’appartement de madame depuis le 20 septembre 2023. Ce soir-là, il a considéré que madame voyait un autre homme. « On ne devait voir aucun(e) homme/femme, on se l’était promis » affirmait le prévenu dans sa déposition. Il est devenu violent dans ses mots puis dans ses actes. La fille de madame X a assisté aux violences, et entendu les cris de sa mère. Elle a avoué aux policiers « il tape maman ».
Il aurait d’abord menacé de mort sa conjointe puis attraper ses cheveux, jeter son mégot dans l’œil, frapper son ventre alors qu’elle était enceinte de leur enfant. Il aurait également donné une trentaine de baffes, et elle aurait fini par s’évanouir.
Des séquelles conséquentes
Madame X ne pouvait plus se lever du lit pendant 2 jours. Des séquelles conséquentes, comme des hématomes sur les bras, sur le coup ont été observés et affichés pendant l’audience par la procureure.
Il aurait quand même pris le soin de s’occuper d’elle pendant ses deux jours.
Ce que l’avocate de la défense décrit comme « une emprise psychologique ».
Le rapport médico-légal rapporte les hématomes, et conclu une incapacité de travail pendant plus de 10 jours pour la victime. Durant l’audience, le prévenu ne bouge pas, il reste complètement statique et n’éprouve sur son visage aucune émotion.
Le juge lui demande alors « Reconnaissait vous tous les faits qui vous sont reprochés ? ».
Il se lève, les bras croisés derrière le dos, reconnaît une partie des faits, mais pas les coups portés devant la petite et dans le ventre.
« Pourquoi vous ne recommencerez pas ? » se questionne le juge. En effet, il a déjà été condamné par la justice pour violences conjugales à 3 reprises, et 18 condamnations sont inscrites dans son casier judiciaire.
Le prévenu reproche que son suivi « n’était pas assez poussé ». Il compte rester inséré dans le travail et être suivi plus régulièrement.
5 ans de prison ferme
L’avocate de la défense affirme que la victime veut fuir avec sa fille, car elle craint pour leur vie. Elle a également entamé les démarches pour une interruption volontaire de grossesse.
Monsieur X est toujours statique et ne montre aucune émotion quand il entend cela.
Il sera donc jugé coupable des faits qui lui sont reprochés et devra purger une peine de 5 ans de prison ferme avec un suivi après la détention, et une interdiction de contact avec les victimes. Pour finir, il devra payer une amende de plus de 10 000 € pour préjudice moral et psychologique envers les victimes.